DEUXIÈME PARTIE
CONSTRUIRE L’ÉCOLE LASALLIENNE DU XXIe SIÈCLE
Pourquoi et pour qui penser d'une nouvelle école dans le XXIe siècle? Les réflexions que nous allons trouver dans la deuxième partie de cette publication sont nées de la préoccupation des Lasalliens pour comprendre les défis qui pose la réalité. Maintenant, il s´agit de « construire », avec les outils disponibles, un nouveau chemin de discernement éducatif. Dans chaque travail est conjugué la richesse de la pensée « globale », c'est-à-dire, ce qui est global/mondial et ce qui est local, assumé dans le quotidienne et avec la dimension universelle.

Comme Jean-Baptiste de La Salle et les premiers Frères, se sont laissé interpeller par la pauvreté des enfants des artisans et des pauvres de leur temps, nous commençons ce voyage en faisant une nouvelle lecture sur la vulnérabilité, l'inégalité et l'exclusion éducatives des enfants, des jeunes et des adultes, à partir de la pédagogie lasallienne de fraternité. Cette réalité qui nous interpelle va sûrement avoir des conséquences dans la rédaction de notre Déclaration.

Le deuxième thème que nous proposons est né de l'expérience dans l'enseignement supérieur lasallien, dont l'importance a augmenté ces dernières années. Nous faisons partie d'un monde globalisé; nous-mêmes nous nous identifions avec un Institut universel. Qu'est-ce que cela signifiera, alors ? Il s’agira de faire face aux défis de notre diversité culturelle pour vivre un projet commun? Nous espérons à partir de cette proposition, comprendre la complexité des processus d'internationalisation affectant nos espaces locaux, et même la façon dont ce cadre culturel affecte tout ce que nous proposons au sujet de l'association lasallienne.

Le troisième thème naîtra également de l'expérience fondatrice de l'Institut. La Salle et les premiers Frères ont organisé le programme des écoles pour offrir aux enfants et aux jeunes les outils nécessaires pour leur incorporation dans le monde du travail. La recherche que nous proposons, née dans le contexte de l'enseignement supérieur de La Salle aux Philippines, pourrait être une incitation à établir un dialogue avec nos diplômés localement. Quel impact a eu notre proposition éducative dans le contexte où nous développons notre mission? Est-il possible que de ce dialogue nous puissions envisager de nouvelles perspectives pour notre travail d'éducation?

Enfin, l'épilogue nous met en contact avec les défis de l'éducation pour la paix, vécue dans un contexte complexe, comme le Moyen-Orient. L'expérience vécue dans cette région du monde devient exigence fraternelle pour tous les Lasalliens: la vulnérabilité de la condition humaine n’est pas loin de chacun de nous. Comment établir des relations éducatives qui aident à construire la paix dans le monde d'aujourd'hui?

La deuxième partie se termine également par une conclusion. Il est suggéré une proposition de réflexion à partir de questions clés et une méthodologie pour l'élaboration de Notes.